Les accidents musculaires

Crampe, courbature, contracture, déchirure… les différentes blessures musculaires se chevauchent et peuvent paraître confuses. Pourtant toutes les pathologies que le Doc de l’USCL va passer en revue pour les internautes, sont toutes particulières et demandent une prise en charge spécifique. Voici donc, du plus bénin au plus grave, les différents types de lésions musculaires détaillés par Nicolas Bompard.

 

Tout d’abord les 3 " C " : crampes, courbatures et contractures. Ce sont des accidents sans lésion de la fibre musculaire.
La crampe
C’est la contraction brutale et involontaire d’un muscle. Souvent très douloureuse, elle cesse spontanément en quelques minutes. La plupart du temps, elle s’explique par la déshydratation mais elle peut également survenir à cause du stress ou d’une motivation extrême. Le muscle est saturé d’influx électriques auxquels il ne peut faire face. En général, l’étirement puis le massage du muscle concerné, ainsi que l’hydratation en viennent à bout.

Les courbatures
Tous les athlètes connaissent ces douleurs diffuses du lendemain même si cette pathologie concerne plus volontiers le sportif débutant ou occasionnel. Dues à une surcharge du muscle en toxines (acide lactique), les courbatures s’estompent en 2 ou 3 jours. Quelques étirements en fin d’exercice, bain chaud, massages, prise d’aspirine et footing de " décrassage " le lendemain de l’effort en sont les meilleurs remèdes.

La contracture
Il s’agit d’une contraction involontaire d’une durée inhabituellement longue des fibres d’un même muscle qui rendent sa contraction et son étirement douloureux. La contracture est souvent secondaire à un exercice violent, brutal sur un muscle mal préparé. Si l’exercice peut être poursuivi à chaud – la douleur se fera plus présente le lendemain – cette blessure doit être prise au sérieux car elle peut conduire à un accident plus grave (cf. Elongation et Déchirure). Le traitement associe : repos de 5/6 jours, mésothérapie et soins locaux par pommade ainsi que kinésithérapie : massages, étirements doux, physiothérapie.

Contrairement aux blessures déjà citées, les pathologies suivantes comportent tous des lésions anatomiques qui correspondent à un étirement du muscle au delà de ses limites physiologiques. Ils peuvent être mis en évidence par l’imagerie médicale (échographie, IRM, thermographie).
L’élongation
Elle est très proche de la contracture. Seul un examen clinique minutieux et/ou l’imagerie peuvent déceler les micro-déchirures musculaires qui sont symptomatiques de l’élongation. Un repos d’une dizaine de jours associé à des traitements médicamenteux et locaux sont impératifs.

La déchirure
Communément appelée claquage, c’est la rupture d’un nombre important de fibres musculaires. Souvent décrite comme un coup de poignard, la douleur ressentie est soudaine et violente et impose l’arrêt immédiat de l’effort. Le membre atteint gonfle et une ecchymose (ndlr : bleu) apparaît témoin du saignement musculaire profond. Le traitement est long et nécessite un arrêt de l’activité sportive souvent supérieur à 4 semaines. Cette période de repos doit être scrupuleusement observée afin d’éviter séquelles, récidives et complications.

La rupture musculaire
Proche de la pathologie précédente, le muscle présente, en plus d’une déchirure transversale, une tuméfaction au-dessus de la rupture. L’arrêt de l’activité sportive est dans ce cas d’environ 2 mois avec, selon la localisation, des interventions chirurgicales qui sont heureusement rares.

En espérant que ces précisions sur les différentes blessures musculaires vous auront éclairé et surtout qu’elles ne vous arriveront pas, la rédaction vous dit… Sportez-vous bien !